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St-Augustin
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Saint-Augustin

Saint Augustin est né à Thagaste, en Afrique du Nord, en 354. Son père Patricius était un modeste citoyen, membre du conseil municipal, qui se convertit sur le tard à la foi catholique. Sa mère, Monique, était une femme chrétienne et pieuse. Il avait un frère et une soeur.

Dès l’enfance, on perçut chez Augustin une intelligence hors du commun. L’enfant était passionné par la littérature latine. Sa mère lui donna une éducation chrétienne, mais il ne reçut pas alors le baptême. Jeune garçon, il cédait volontiers à ses penchants, et fut un adolescent aux moeurs légères. Protégé par un riche patricien de Thagaste, il put continuer en 371 ses études à Carthage, la capitale du pays. Il y contracta une liaison, qui devait durer quatorze années, avec une jeune cathaginoise, dont il eut, l’année suivante, un fils, prénommé Adéodat. Augustin cherchait à plaire, et ambitionnait honneurs et richesses. La lecture de Cicéron produisit en lui un réel changement d’attitude intérieure : il commença de mettre le spirituel au dessus du matérialisme. Et se mit en quête de la sagesse.
Il tomba dès lors dans les filets de la secte manichéenne, où il restera presque dix ans, jusqu’à l’âge de 28 ans. Après avoir achevé sa formation, il retourna enseigner à Thagaste. Deux ans après il ouvrit une école de rhétorique à Carthage. Entre temps, sa mère Monique pleurait et priait pour la conversion de son fils.
Il partit pour Rome, sans avertir sa mère.

À nouveau déçu, il se rendit en 384 à Milan, près du pouvoir impérial. Il y donna des cours de philosophie, et se mit à fréquenter les sermons de l’évêque Ambroise, dont il admira l’éloquence. Monique arriva l’année suivante à Milan. Augustin avait abandonné la foi parce qu’il la considérait comme un obstacle dans la recherche de la vérité, et voici que peu à peu, il retrouvait les sentiments de la foi de son enfance comme la seule voie vers la vérité.

Un ami lui donna à lire la vie de l’ermite Antoine écrite par saint Anathase. Ce fut un choc. Des illettrés ravissent le ciel, disait Augustin, et moi, avec toutes les doctrines, je ne réussis pas à me détacher de mes passions. Pleurant dans le jardin, il entendit chanter un enfant: Prends et lis. Il entra dans la maison, ouvrit les lettres de saint Paul. C’était la page de l’exhortation à la chasteté (Rm 13,13-14). Ce fut le coup de grâce. Il mit fin à ses cours de philosophie et rompit sa liaison. Saint Ambroise le baptisa le 24 avril 387 - il avait 33 ans - en même temps qu’Alypius et que son propre fils, Adéodat, âgé de 15 ans.

Ils se mirent en route vers l’Afrique. Monique mourut à Ostie, et Augustin resta une année encore à Rome, où il s’intéressa surtout à la vie monastique. De retour à Thagaste, il vécut en communauté avec ses amis. Trop consulté par ses concitoyens, il se transporta à Hippone pour y continuer la vie communautaire. Le vieil évêque Valerius l’y supplia de se laisser ordonner prêtre, et fit de lui, en 396, son co-adjuteur. Augustin, devenu évêque, se donna totalement au service de ses ouailles. Il prêchait la parole joyeusement et courageusement. Il fut, à Hippone et partout en Afrique, le propagateur de la vie monastique. À l’exemple des premiers chrétiens de Jérusalem. Il composa pour eux une Règle pleine de sagesse. Ces courtes prescriptions expriment l’âme et l’idéal d’Augustin. Il réunit ses clercs autour de son église cathédrale et ils y vécurent ensemble sans propriété personnelle, en prière.
Il voulait que ses clercs eussent un coeur et une âme en Dieu. La vie en commun, selon saint Augustin, est fondée sur l’absolue pauvreté personnelle. Tout en commun et distribuer à chacun selon ses besoins. Strict et même sévère pour le premier de ces préceptes, il était compréhensif quant à l’application du second. Les clercs devaient être des hommes de prière, de contemplation, dont le seul désir les portait vers Dieu. Il insistait pour que le travail manuel allât de pair avec la contemplation: tous devaient être au service de l’Église.

En 426, il avait élu et sacré un successeur, Sévère. Les temps étaient tristes. On avait appelé les Vandales de l’Espagne et voici qu’on ne pouvait plus les arrêter. Augustin, homme de paix, ne réussit pas à enrayer la guerre. Pendant trois mois, les Vandales firent le siège d’Hippone. Durant ce siège, Augustin tomba malade, et la fièvre le terrassa. Il mourut en lisant les psaumes de la pénitence, le 28 août 430, âgé de 76 ans.

(Les chrétiens célèbrent sa fête le 28 août)

Augustin à l’origine des chanoines réguliers1

Dès le début de son histoire l’Église a connu des hommes et des femmes tellement fascinés par le Mystère de Dieu et du Salut qu’ils se sont retirés du monde pour aller vivre dans le désert du Proche-Orient. Vers 350 une vie communautaire s’organisait sous la direction d’un “abbas”, un Père Abbé. Cette vie de moines laïques se répand bientôt jusqu’en Gaule. Entre-temps il y eut des évêques qui rassemblèrent autour d’eux prêtres et collaborateurs afin de vivre en communauté pour n’avoir qu’une seule âme pour prier et évangéliser; l’exemple le plus célèbre est celui de saint Augustin, évêque d’Hippone (Afrique du Nord) vers 400. Il dota ses frères d’une règle de vie qui sera une source d’inspiration pour de très nombreux Ordres religieux.

 

  1. Secuianu T Abbaye Saint-Michel de Frigolet p.3

 

 

 
   

Les Prémontrés de Saint-Constant
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