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Les chanoines réguliers1

Le nom de “chanoine” apparaît au VIe siècle et devient très fréquent au VIIe . Il désigne les clercs inscrits sur le “canon”, c’est-à-dire le registre des clercs desservant une église, sous la conduite de l’évêque.

Au milieu du VIIIe siècle, le personnel des églises commence à se distinguer sous l’influence organisatrice de Charlemagne. Son successeur, Louis le Pieux, publie en 817 une nouvelle règle, appelée couramment Règle d’Aix-la-Chapelle. Cette règle contribue à donner à l’institution canoniale sa physionomie définitive. Elle promeut la vie commune et impose une stricte observance de l’obéissance cléricale. Les chanoines carolingiens prennent pour modèle la communauté des Apôtres réunis autour du Christ et font volontiers appel à la communauté exemplaire de Jérusalem. Ils se proposent de renoncer notamment à l’usufruit de leur patrimoine.

Devant la décadence qui se développe du IXe au XIe siècle, le concile romain de 1059 entend promouvoir une véritable réforme : pratiquer la désappropriation personnelle, y compris celle des biens patrimoniaux, et mener la vie commune. C’est à partir de cette intuition qu’entre 1056 et 1200, l’ensemble des instituts canoniaux réguliers voit le jour. Élu pape en 1073 sous le nom de Grégoire VII, le bénédictin Hildebrand demande à tout chanoine d’offrir l’ensemble de ses biens à l’Église. Si certains refusent, ils peuvent cependant continuer à vivre comme auparavant. Il n’est pas téméraire de l’affirmer : deux tendances déjà manifestes auparavant illustrent alors deux manières d’interpréter la vie canoniale : les chanoines réguliers qui observent la désappropriation, et les chanoines séculiers qui conservent l’usufruit de leurs propriétés. Peu à peu, l’idée de revenir au modèle apostolique fait son chemin et finit par s’imposer. Conformité au détachement, à la sainteté de la vie et au zèle des Apôtres pour annoncer l’Évangile, vie en commun autour du Christ constituent les points de repères essentiels des chanoines réguliers carolingiens.

C’est dans ce contexte réformateur que saint Norbert fonde la communauté canoniale de Prémontré, et pose les fondements d’un ordre appelé à une grande destinée dans l’histoire de l’Église et dans la civilisation de l’Europe. Les Prémontrés ne sont donc pas des moines, mais des chanoines réguliers, c’est-à-dire des prêtres et des diacres vivant en communauté sous la Règle de saint Augustin, dans la mise en commun de tous leurs biens, pour se vouer au service de l’Église, avec pour modèle la communauté des Apôtres réunis autour du Christ. Depuis la fondation de l’ordre, les abbayes prémontrées comptent des frères pleinement membres de la communauté, sans accéder au sacerdoce. Ces frères que l’on appelait autrefois “convers”, c’est-à-dire “convertis”, jouent un rôle significatif dans les diverses activités des abbayes. Certains ont été de brillants architectes et des artistes de renom. D’autres ont contribué efficacement à l’établissement de nouvelles fondations dans les pays de mission, notamment en Afrique et en Inde.

Augustin à l’origine des chanoines réguliers

 

  1. Ardura B. L’Ordre de Prémontré, page 6.

 

 

 
   

Les Prémontrés de Saint-Constant
Québec, Canada
www.premontre.ca